Marches pour la vie: l'avortement en question

marche pour la vie - Salon Beige
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Marche pour la vie après l'autre, la contestation de l'avortement prend en Belgique un nouveau visage, un coup de jeune et bouscule les a priori. Reportage.

Avec la deuxième Marche pour la Vie organisée le 26 mars 2011 à Bruxelles, la Belgique donnerait-elle le "la" en matière de lutte contre l'avortement, contre l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) et pour la défense de la vie? Les jeunes organisateurs belges de cette manifestation, rassemblés au sein d'une association appelée Jeunes Pour la Vie, veulent y croire.

Des grossesses à terme?

A force d'occuper le pavé et d'employer des méthodes nouvelles de communication, leurs manifestations grossissent et donnent la mesure d'un rajeunissement de ce mouvement. Ils espèrent remettre en question la loi sur l'avortement et mieux accueillir la détresse des mères au nom de la dignité de la vie et des femmes. Ils espèrent faire de leur jeunesse un atout. Illusoire?

Pas si sûr. Après tout, un rapport parlementaire belge n'a-t-il pas recommandé en 2010 d' "envisager un programme d'accompagnement des femmes et des couples qui désirent garder leur enfant, afin que les femmes puissent mener leur grossesse à terme"? Comment dès lors mobiliser en Belgique pour cet objectif?

Un réveil belge pour les moins de 35 ans

Les Belges ne sont pourtant pas réputés pour leur intense capacité de mobilisation politique. Il a fallu un faux reportage sur la télévision francophone annonçant l'exil du roi Albert II pour voir fleurir les drapeaux belges à Bruxelles en signe d'attachement à l'unité du royaume, et plus de six mois d'absence de gouvernement suite aux pressions des indépendantistes pour voir une manifestation populaire d'appel à davantage de sens civique des élus, la fameuse journée de la frite.

Les Jeunes Pour la Vie et leur collectif de moins de 35 ans ont sans doute voulu donner une image de mobilisation populaire analogue pour tordre le cou à celle de l'immobilisme belge. Une image à contre-courant de la loi votée il y a 20 ans, une image au nom d'un vrai choix des femmes à donner la vie sans pressions sociales ou politiques.

Ils motivent cette remise en question en puisant justement dans le rapport de la commission d'évaluation de cette loi. Ce document estime que la plupart des femmes "y sont contraintes par une précarité sociale, économique ou une pression culturelle (...) Si elles en avaient la possibilité, les femmes auraient mené leur grossesse à terme". En 2010, un rapport parlementaire belge estimait d'ailleurs que "le débat pour ou contre l'avortement est toujours d'actualité".

Des Belges et des étudiants du monde pour le respect de la vie

Les Marches pour la Vie, bien implantées, en France visent en Belgique le doublement du nombre de manifestants année après année. Pari à peu près tenu jusque là, puisque le 26 mars 2011, les organisateurs revendiquaient une participation de 3 000 contestataires contre environ 1600 l'année précédente. La mobilisation va en fait au-delà des frontières: plusieurs manifestants étaient venus en délégations de Pologne, d'Irlande, de France, des Etats-Unis, d'Allemagne, des Pays Bas...

La diversité des origines des manifestants, des organisateurs et des témoins appelés à s'exprimer sur les podiums visait également, au-delà du prisme belgo-belge, à dépasser les clivages politiques ou religieux. On se souvient du refus du roi Baudoin de cautionner le projet de loi belge dépénalisant l'avortement au nom de sa foi catholique. Sans la renier, les organisateurs ont voulu aller plus loin en ratissant au-delà de l'Eglise catholique, en accueillant, sans condition de foi, la douleur des femmes qui ont avorté et le soulagement de celles qui s'y sont refusé.

"Pacifique, apolitique pluraliste"

Pas de jugement donc mais "un événement pacifique, apolitique et pluraliste" selon le tract diffusé en annonce de la manifestation. Nul signe religieux sur ce dépliant, nul cantique non plus pendant la marche, des roses seulement. Au coeur de la marche, certains parlent de leur foi catholique, luthérienne, évangéliste, musulmane; d'autres évoquent leur expérience; d'autres encore surveillent leurs enfants courir le long des rails du tram jaune de Bruxelles et faire partir dans le ciel des ballons siglés d'un grand coeur.

La manifestation a un air jeune: témoignages, bébés, logos sur des pin's ressemblant malencontreusement à la rose du parti socialiste et pagaille bon enfant. Cette marche reste dans le style étudiant et un brin bohème de ses concepteurs, les Jeunes Pour la Vie, et de leur blog.

Ils ont chaudement applaudi Monseigneur Léonard, primat de Belgique et seul membre de la hiérarchie belge à cette marche. Si sa présence n'était pas une surprise (il n'a jamais fait mystère de sa défense de la vie), celui-ci a voulu extraire la question de l'avortement des querelles de chapelles: "Je ne suis pas ici pour condamner quiconque. Je voudrais qu'on laisse une chance à chaque enfant de naître. Chacun ici a un jour été un embryon ou un foetus. Pourquoi certains devraient-ils être privés de la chance de venir au monde ? "

La loi des 20 ans, un patrimoine politique indépassable en Belgique?

Du côté des 300 contre-manifestants massés ce même jour devant un château gonflable, en bas du Mont des Arts, ce sont davantage les auteurs de la loi de dépénalisation de l'avortement votée il y a 20 ans et leur entourage qui donnent de la voix comme le député PS Roger Lallemant. Pour ce dernier, "cette loi consacre la souveraineté de la femme sur sa vie". Cet auteur de la loi s'amuse: lors du vote de la loi, un électeur courroucé lui avait dit à l'époque: "les gens comme vous devraient comparaître devant le père éternel. Et ce temps ne saurait tarder".

Pourtant, "je suis toujours là", rétorque-t-il. La remise en question de la loi sur l'avortement par ces Marches pour la Vie le font lui aussi défiler du haut de ses 80 ans en compagnie d'autres hommes politiques. Les administrateurs de planning familiaux de Bruxelles étaient là eux aussi, comme Patrick Petijean ou Claudine Mouvet, et s'étonnaient de la remise en question de la loi. C'est qu'elle a fait changer la vie des femme avec sa moyenne belge de 19 000 avortements annuels.

Quelle dignité de la femme?

Marche pour la vie et contre manifestation pro IVG, on ne parle pas de la même dignité de la femme. Du côté du Planning familial et consorts, on revendique "des ovaires sans prières" et une femme seule à même de juger sa dignité et son droit sur son propre corps. Pour Jean-Jacques Amy, co-président de la Fédération laïque de centres de planning familial, "c'est un privilège dont il faut assurer la défense". Du côté de ces Marches pour la Vie, on parle d'accueil de la vie, de cousins et de soeurs disparus car pas venus au monde, on parle de l'émotion face à la suppression de la vie.

On n'utilise donc pas les mêmes méthodes. D'un côté, c'est la sauvegarde politique de la loi de dépénalisation de l'avortement d'il y a 20 ans; de l'autre côté, c'est le témoignage des jeunes femmes ou même de jeunes dont la mère a failli avorter. C'est du vécu dont on parle, du vécu de maintenant face au patrimoine jugé indépassable il y a 20 ans. Des méthodes de communication à l'américaine sont employées dans les Marches Pour la Vie, sans fard, directes, glaçantes parfois avec au micro ces jeunes qui ont dû avorter ou qui s'y sont refusées.

La dignité de la femme est donc à la fois une ligne de fracture et de rencontre. C'est au nom de la dignité de la femme que les lois en faveur de l'avortement ont été votées: c'est aussi en son nom que ces Marches appellent à leur abrogation.

portrait de Philippe de Casabianca, Casabianca

Philippe de Casabianca - Journaliste pour les DNA et l'Est Républicain de 1999 à 2005, je n'ai pas tout à fait quitté mes ...

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Commentaires

26 mai 2011 14:03
Anonyme :
Le 25 mai 2011, Hervé Mariton (UMP), a dit dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. de cette France, prétendue pays des Droits de l ’Homme :

"L'embryon n'est pas une personne ni un matériau"



La Déclaration des Droits de l’homme nous dit ceci :

http://www.un.org/fr/documents/udhr/
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Dans la Convention Internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre 1989, on lit ceci :
http://www.droitsenfant.com/cide.htm
Article 1
Au sens de la présente convention, un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable.

La Déclaration des Droits de l’enfant du 20 Novembre 1959 nous dit ceci :
http://www.droitsenfant.com/declaration_droit_enfant.htm
Considérant que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance,
Principe 4 :
L'enfant doit bénéficier de la sécurité sociale, il doit pouvoir grandir et se développer d'une façon saine; à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées ainsi qu'à sa mère, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats. L'enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins médicaux adéquats.
Le 3 décembre 1977, au théâtre lyrique de Milan, procalmation du texte ci-dessous que venaient d'élaborer les délégués d'Allemagne fédérale, d'Italie, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Belgique, de la Suisse et de notre pays.
http://laissezlesvivre.free.fr/archives/famille/droit_del_enfant.htm
Principe Deuxième
La loi doit assurer à l'enfant, avant la naissance, avec la même force qu'après, le droit à la vie inhérent à tout être humain.
A raison de sa faiblesse particulière l'enfant à naître doit bénéficier d'une protection spéciale. II doit pouvoir jouir ainsi que sa mère et sa famille, de toutes les possibilités et facilités garanties par la loi ou par d'autres moyens, afin de parvenir à la naissance dans les meilleures conditions possibles. Dans l'adoption de mesures législatives à cet effet, l'intérêt supérieur de l'enfant à naître doit constituer la considération déterminante.
IIIème siècle après JC :
http://webu2.upmf-grenoble.fr/Haiti/Cours/Ak/Francogallica/Digeste6_fran. htm
, De même qu'il a pris soin des enfants déjà nés, le préteur ne néglige pas ceux qui ne sont pas encore nés tenant compte de l'espérance de leur naissance, car il les a protégés dans cette partie de l'édit qui prévoit l'envoi en possession en raison de l'enfant à naître, pour attribuer la possession des biens contre le testament.
Source : Ulpien, Commentaire sur l'Édit, L. 41 = Digeste, XXXVII, 9, pr.

Les scientifiques sont extrêmement prudents et circonspects sur la notion de début de la vie :
http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/biologie.htm
Faits biologiques
Il n'est pas possible de définir le moment précis où commencerait la "vie humaine", car il s'agit d'un processus. La vie ne commence pas à un certain moment, elle est donnée de génération en génération. Chaque ovule fécondable et chaque spermatozoïde est vivant et "humain". Ils contiennent chacun la moitié des chromosomes et des caractères héréditaires d'un futur embryon. Chacune de ces cellules est unique en son genre et se distingue génétiquement de tous les autres ovules et spermatozoïdes.
http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_579_embryon_foetus.h tm
Les sens :
Le foetus entend les bruits abdominaux maternels, les battements cardiaques, et surtout la voix de sa mère ; il entend sans doute aussi les bruits extérieurs quand ils sont suffisamment puissants, ou suffisamment proches ; on peut lui faire écouter de la musique. Les sons lui parviennent toutefois déformés, non pas tant par l'épaisseur de la paroi abdominale que par la présence du liquide amniotique dans lequel il baigne.
Il perçoit sans doute la lumière lorsque le ventre de la mère est exposé au soleil ou à un éclairage violent.
Il connaît le contact de sa peau avec l'eau et les membranes amniotiques.
Enfin, il bouge, dans une cavité très grande pour lui au début ; puis il grandit plus vite que l'utérus et finit par se trouver à l'étroit. L'amplitude de ses mouvements en fin de grossesse est bien réduite. Il perçoit certainement les contractions que sa mère ressent en fin de grossesse.


Mesdames et Messieurs, vous fûtes toutes et tous, embryon puis fœtus… et, rien que pour cela, vous avez vécu ceci :
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&feature=related&hl=fr&v=7 0E6DPrElWg
Vous ne seriez pas là aujourd’hui si vous n’aviez bénéficié de l’amour de vos parents qui ont préservé votre vie intra-utérine et qui vous ont apporté, lors de votre enfance, ce qui a fait de vous les adultes que vous êtes aujourd‘hui…
Vous ne seriez pas là si des lois « eugénistes », pour le moindre prétexte, avaient décidé que, tant que vous n’étiez pas nés ( sortis du ventre maternel), ceux qui vous auraient exterminé n’étaient pas des assassins puisque la LOI les protégeaient…
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19410803
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme
Savez-vous que, dans ce Pays prétendu des Droits de l’Homme, existe une loi que je vous soumets ici :
http://admi.net/jo/20010707/MESX0000140L.html
On peut y lire :
Article 11
L'article L. 2213-1 du même code est ainsi rédigé :
« Art. L. 2213-1. - L'interruption volontaire d'une grossesse peut, à toute époque, être pratiquée si deux médecins membres d'une équipe pluridisciplinaire attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, soit que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, soit qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
Je laisse à chacune et à chacun le soin de mesurer la portée des mots employés ici d’imaginer l’usage qui en a été fait ( trisomie 21 et spina bifida), et qui peut en être fait si un malade eugéniste venait à prendre le pouvoir en France ou ailleurs ( et vous avez toutes raisons de craindre un tel évènement).

Il est URGENT d’agir de manière JUSTE et SAINE, au nom des valeurs humanistes que vous affichez tous, au nom des Droits de l’Homme dont Jean Paul II le Bienheureux disait, le 1er janvier 1999 :
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/family/documents/r c_pc_family_doc_19831022_family-rights_fr.html
28. L'affirmation de la dignité de chaque être humain a pour conséquence immédiate et essentielle le droit fondamental à la vie, reconnu par l'article 3 de la Déclaration: « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Ce droit, l'être humain le possède dès l'instant où son existence commence, c'est-à-dire dès l'instant de la conception, et pas seulement de la naissance.34
36. dès le premier instant de son existence, c'est-à-dire dès la fécondation de l'ovule, l'être humain possède la dignité spéciale propre à la personne et jouit des droits qui lui appartiennent selon les étapes de son développement;38
37. dès le début de son existence prénatale, l'être humain est un sujet qui a droit à la vie et à la sûreté de sa personne;
39. la personne à naître est un « enfant » au sens et avec toutes les conséquences inscrites dans la Convention sur les Droits de l'Enfant;
40. l'enfant à naître a droit à ce que la législation garantisse, dans toute la mesure du possible, sa survie et son développement;39
41. toute politique ou tout moyen concret de planification démographique qui comporte ou implique un attentat contre la survie ou la santé de l'enfant à naître doit être considéré comme contraire au droit à la vie et à la dignité humaine.
Jean Paul II, dans le même texte, ajoute :
8 Les droits énumérés dans la Déclaration forment un tout intégré, ayant pour base commune l'affirmation de la dignité de chaque personne. La dérogation à l'un quelconque de ces droits est une violation de l'humanité de la personne. Jean-Paul II a ajouté — et c'est un avertissement d'une grande importance — qu'un usage sélectif de ses principes met en danger « la structure organique de la Déclaration, qui associe chaque droit à d'autres droits et à d'autres devoirs et limitations nécessaires à un ordre social juste».9
Méditez bien ceci : si vous ne respectez pas UN SEUL des Droits de l’Homme, alors vous mettez délibérément en péril n’importe lequel de ces Droits, voir tous… et vous savez en raison du passé, ce que cela peut signifier…

Il y a une TRES GRANDE URGENCE …

Michel FOURNIER ( Gortyne-Crète)
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